Vous est-il déjà arrivé de vous sentir comme si vous veniez de recevoir une mission?

D’avoir une sorte d’intuition qui vous dicte la voie à suivre?

Eh bien, c’est exactement ce qui s’est produit pour moi à l’âge de 12 ans.

Assis devant la télévision, j’ai vu compétitionner ces hommes au “Défi Markten” qui me rappelaient les “Super-Héros” de mes bandes dessinées préférées.

Dans ma tête d’enfant, un déclic s’est alors produit. Si ces hommes pouvaient ressembler à l’incroyable Hulk ou Conan le barbare et avoir cette force surhumaine et ce physique impressionnant, un jour, je le pourrais aussi.

J’ai donc couru jusqu’à la cuisine pour annoncer la nouvelle à ma mère: “Maman, maman! Je sais ce que je veux faire plus tard. Je veux devenir l’homme le plus fort du monde!”

Comme vous pouvez l’imaginer, elle est partie à rire en se disant que d’ici deux semaines je serais déjà passé à autre chose. Ce qui ne fut pourtant pas le cas…

Depuis l’âge de 5 ans, je soulevais de petits haltères pour ressembler à mon père qui était alors le plus fort. Je l’imitais tout en n’ayant aucune idée d’où cela allait me mener.

À 12 ans par contre, l’imaginaire de mes Super-Héros croisa la réalité de ce que je visionnais déjà être.

Je n’allais certainement pas laisser passer cette chance!

image de hulk à côté de Hugo Girard
La vision que j'avais à 12 ans.

Le départ vers la réussite de mon rêve

À Ste-Anne-de-Portneuf, un petit village situé au nord du Québec, il n’y avait pas de gym. Puis, à la maison, on ne roulait pas sur l’or non plus.

Alors, l’entente avec ma mère était: en échange de bons résultats scolaires et du paiement de la moitié des frais de mon équipement, elle m’aidait à payer l’autre moitié.

J’ai vite compris que dans la vie si je voulais quelque chose j’allais devoir travailler pour l’avoir.

Mais, j’étais déterminé et rien n’allait m’arrêter!

Pour me garder motivé, j’avais même collé à la tête de mon lit, l’image de l’ensemble de poids et haltères que j’avais choisi dans le catalogue de Simpsons Sears. Tous les matins en ouvrant les yeux, c’était la première chose que je voyais.

Puis, 6 mois plus tard, à l’aide des 3,25$ que je gagnais par soir à la salle de quilles, j’achetai mon 1er ensemble d’entraînement. Et, avec lui vint mon tout premier défi: être le plus fort de ma chambre!

Bon d’accord, ce ne fut pas trop difficile, j’étais tout seul…

Mais, pour y arriver, je m’étais organisé et ma planification était claire:

  1. École
  2. Récréation de fin de cours
  3. Souper
  4. Devoirs
  5. Entraînement
  6. Dodo

Le lendemain, la journée recommençait. Je me levais, faisait mon lit et préparais mes souliers pour le soir, avant d’aller à l’école.

Sans l’aide de personne, je m’étais instauré une structure qui allait me rester.

Car dans la vie, tu ne viens pas au monde un gagnant ou un perdant, tu viens au monde avec des choix à faire et tu choisis ce que tu veux faire.

J’ai choisi qu’un jour je serais l’homme le plus fort du monde et ce fut mon choix de faire ce qu’il fallait pour qu’il en soit ainsi.

Je me suis donc créé une routine et de là est né mon style de vie.

En dehors de cette routine, mes temps libres étaient consacrés à lire tout ce que je trouvais sur l’entraînement et à la construction de mon équipement. Comme mes poids sont devenus vite trop petits et que le gym le plus près était très loin, je me suis fabriqué mon propre gym. Rien de bien luxueux… Même qu’à l’époque, il me paraissait parfois un peu injuste de n’avoir accès à rien de mieux. Aujourd’hui, je sais que ce ne l’était pas du tout.

Les défis que vous lance la vie vous préparent à avoir du succès dans ce que vous entreprenez. L’avoir facile, vous rend faible et vulnérable aux obstacles…

Puis, lorsque ces obstacles ne suffisent plus à vous arrêter, vous savez que vous tenez quelque chose d’important pour vous. Ce fut le cas pour moi.

Mes parents à l’époque ne comprenaient peut-être pas trop ce que je faisais, mais pour moi, il était clair que l’entraînement avait sa plus grande importance. S’ils avaient seulement su que ceci représentait ma porte de sortie… que ça m’amenait une structure, une façon de me garder focus et motivé à rester sur la bonne voie. Avec l’entraînement, l’alcool, la drogue et la cigarette ne faisaient pas partie de mon quotidien. Pourtant du quartier d’où je venais, ça aurait été plus facile de prendre un autre chemin…

Mais, mon désir de réussir était si grand, que mal virer ne faisait pas partie des plans.

Du moins, comme j’avais de bonnes notes à l’école, ils me laissaient tranquille pour m’entraîner.

La différence dérange

L’avantage que j’avais jeune est qu’on ne venait jamais m’intimider. L’inconvénient était que l’on ne venait jamais tout court. J’étais comme le mouton noir partout. Je ne fitais pas dans le moule.

Ma marginalité me mettait à part des autres et je l’ai compris au cégep lorsque les choses devinrent plus évidentes.

À mon entrée en science humaine et mathématique pour devenir professeur d’éducation physique… je pesais déjà 255 lb.

Par le temps que j’aie 18 ans, j’en pesais plus de 300. Quand j’arrivais en retard, toute la classe me regardait comme un géant. Partout où j’allais, je me faisais dévisager. Et, pour être franc, ça me dérangeait.

Le monde venait me voir parce qu’ils étaient intrigués, mais pas vraiment parce qu’ils avaient envie de me connaître.

Puis, j’ai commencé à compétitionner en powerlifting. Comme j’étais fort, je réussissais bien. Ça m’a valorisé et j’ai commencé à prendre confiance.

Cependant, j’avoue que mon attitude à cette époque était loin d’être celle d’un champion. Je manquais d’expérience et le stress prenait le dessus. Pour gagner, j’espérais que mes adversaires manquent leur coup.

J’étais contre-productif. Je faisais moins bien en compétition qu’à l’entraînement. Je me suis remis en question parce que j’étais écoeuré de faire tous ces efforts sans résultats.

Enfin, j’ai finalement compris. Ce n’est pas ce que les autres font qui est important, mais ce que toi tu fais. C’est ça la vraie compétition. Tu la fais contre toi-même.

À partir de là, je peux dire que j’ai fait un grand bond vers l’avant et j’ai commencé à avancer rapidement.

“Le vrai défi, ce n’est pas de gagner un titre, c’est de donné le meilleur de soi-même. C’est de se dépasser et d’aller au bout de ses capacités en exploitant son plein potentiel!”

En route pour devenir policier

Dès ma première année en science humaine, je me rends bien compte que ce n’est vraiment pas ce que je veux faire. J’ai beau mettre toute ma concentration sur les hommes forts, j’avais aussi besoin d’une carrière sûre qui me stimulerait.

Car dans le sport, rien n’est certain. Ce n’est pas une source sûre d’opportunités et vous ne pouvez jamais savoir combien de temps ça va durer. Même si vous êtes le meilleur de votre discipline, ce sont les autres aspects de votre personnalité et vos autres habiletés qui peuvent vous ouvrir des portes.

Lever des roches n’allait pas payer les factures et je le savais. Alors, j’ai choisi un plan B qui allait m’aider à vivre mon rêve sans vivre dans le rêve.

La police se reflétait beaucoup dans mes valeurs. Je croyais en la justice et l’honnêteté. J’avais envie d’aider les gens. J’ai donc commencé à migrer vers ce programme.

À 19 ans, j’étais en chemin pour devenir policier et à 21 ans j’avais terminé ma technique.

Encore une fois, ma marginalité n’est pas passée inaperçue. Juste pour vous dire, à la fin du programme, le coordonnateur est venu m’avertir qu’il faudrait peut-être que je pense à perdre du poids pour les tests physiques. Et moi de lui dire:

“Occupe-toi de donner ta formation et je vais m’arranger avec mon entraînement.”

Comme de fait, au jour du fameux test, quelle coïncidence, tous les chefs de police étaient restés après leur réunion pour me voir courir. Ou devrais-je dire: me voir échouer…

Mais, j’étais préparé. Je savais exactement à quelle vitesse courir afin de faire plus que le nombre de tours nécessaire. C’était facile, je n’avais qu’à suivre mon plan.

J’ai facilement passé l’épreuve et j’ai été le seul finissant à être habillé en civil sur la photo de l’institut de police. Ils n’avaient pas d’uniformes à ma taille… ahah

J’ai réussi malgré que personne n’y croyait parce que j’y ai mis les efforts et je n’ai pas eu peur d’oser. Je suis resté concentré sur mon objectif, je me suis établi un plan d’action et je l’ai suivi jusqu’au bout.

Un plan, ça marche quand tu le suis. C’est un peu comme une diète. Quand tu parles avec quelqu’un qui veut perdre du poids et qu’il te dit que la diète ne fonctionne pas sur lui. Si la diète ne marche pas, c’est que tu ne la suis pas.

C’est drôle parce que quand tu parles avec eux tu réalises que ce qu’ils veulent et ce qu’ils font sont deux choses complètement différentes. C’est la pensée magique.

Une personne qui veut maigrir, mais qui boit encore ses 3-4 bières tous les soirs…

Pour réussir, faut faire des choix, des sacrifices. Ça prend du temps, faut être constant, jamais lâcher, appliquer le plan jusqu’au bout en s’adaptant avec sa progression.

Suivez votre plan et vous aurez des résultats!

Ceci dit, pendant que j’étudiais pour devenir policier, les hommes forts avaient pour ainsi dire disparu… À partir de 1991, lorsque j’arrive enfin en âge de m’initier au sport, il n’y a plus de concours au Canada!

De 1991 à 1998, je me suis entraîné à pratiquer une discipline qui n’existait plus dans mon pays…

Quand on parle de motivation. Imaginez comment il en prend pour pratiquer un sport qui n’existe plus?!

Lorsqu’il n’y a personne pour te montrer comment faire, comment t’y préparer…

Quand tout ton entourage se moque de toi parce qu’ils se demandent comment tu vas faire pour atteindre ton but. Ils ne comprennent pas pourquoi tu mets autant d’énergie à vouloir devenir l’homme le plus fort du monde quand tu n’as aucun moyen d’y aspirer.

Ils n’avaient peut-être pas tort après tout… Mais, les avoir écoutés, je ne serais pas où j’en suis aujourd’hui.

Alors, entre les études à temps plein à Nicolet, le travail à temps plein pour payer les factures, je continuais à m’entraîner à temps plein pour un sport inexistant…

L’homme le plus fort du monde

Après Nicolet, eh bien, je suis devenu policier pour la ville de Gatineau.

Hugo Girard devant une voiture de police

La police m’a donné un encadrement et un “back up” que je n’avais jamais connus. J’ai aussi appris à développer des aptitudes dont je n’avais même pas conscience de posséder. Certaines, plusieurs années plus tard, m’ont ouvert des portes pour animer l’émission de télé “À Vos Risques et Périls”.

C’est durant mes années en tant que policier que ma carrière d’homme fort a finalement pris son envol.

Je dois dire qu’il était plus que temps. Même ma femme à l’époque m’avait dit un soir: “Hugo, tu t’entraînes comme si tu allais aux Olympiques. Le problème est que tu n’y vas pas…”

Wow, si la personne avec qui je vis me regarde comme ça, comment les autres peuvent bien me voir. C’est certain qu’ils devaient se dire: “Ce gars-là est complètement fou!”

Ça m’a un peu ébranlé et j’ai dû prendre 30 minutes avant de lui répondre. Puis, je lui ai dit: “Quand j’avais 12 ans, c’est comme si on m’avait donné une pelle et qu’on m’avait dit: tien Hugo, creuse. Ça fait tellement longtemps que je creuse que lorsque je regarde en haut je ne vois pas la lumière et quand je regarde en bas, je ne sais pas combien qu’il me reste à creuser pour passer au travers. La seule chose que je sais, c’est que ça fait 13 ans que je fais ça. Si j’arrête maintenant je vais tourner le dos à tous les efforts que j’ai faits jusqu’à maintenant.”

Je n’avais tout simplement pas envie d’arrêter mon rêve et d’arriver à 40 ans pour me dire que j’aurais peut-être dû continuer… Je me suis dit: “Tout ce que je peux faire c’est continuer à creuser et s’il y avait un Bon Dieu, il finira par se produire quelque chose.”

Puis, ce fameux quelque chose s’est finalement produit un an plus tard. Alors que j’étais endormi après une relève de nuit, je me fais réveiller par un appel d’Angleterre. Quand je prends le téléphone, on m’annonce que je suis invité à participer au Championnat du monde au Maroc.

Trois semaines plus tard, j’y étais.

Je me rappelle quand j’ai vu les poids, c’était plus lourd que tout ce que je n’avais jamais vu auparavant. Ça m’a beaucoup intimidé.

Alors, je suis revenu dans ma chambre d’hôtel et je me suis parlé environ 20 minutes devant le miroir. Et vous savez quoi? Ça marché parce que finalement ça bien été. Je suis arrivé 10e pour la final que je n’ai pas pu faire en raison d’un empoisonnement alimentaire…

Je pensais que je n’étais pas prêt, mais finalement, tout ce que j’avais fait jusqu’ici m’y avait préparé.
C’est là que j’ai su que j’allais devenir champion.

Si j’avais pu bien me classer en m’entraînant sans trop savoir comment, je savais que je pouvais atteindre mon but maintenant que je savais.

Durant les 6 années qui ont suivi, j’ai gagné tous les championnats canadiens d’homme fort et j’ai été finaliste de 1998 à 2003 à la compétition: L’homme le plus fort du monde.

C’est en 2002 que je réalise enfin mon plus grand rêve en remportant le titre de champion du monde de la SuperSérie IFSA.

Grand prix ifsa 2000 hugo girard

La super série était une série de championnats à travers le monde et tu te déplaçais de pays en pays pour effectuer les championnats et accumuler des points. À la fin de l’année, celui qui avait accumulé le plus de points gagnait.

J’étais à égalité avec un autre gars à l’avant-dernier championnat. La finale était en janvier 2013, alors tout le temps des fêtes, je me suis entraîné, je me suis couché tôt et je n’ai pas fêté. Dans ma tête si je faisais ce que les autres n’étaient pas prêts à faire, j’aurais des chances de gagner. Et, c’est ce qui est arrivé.

Malgré le résultat, une partie de moi était insatisfaite. Comme il m’arrive encore souvent de penser; j’aurais pu faire mieux. C’est là que j’ai réalisé que le vrai défi ce n’est pas de gagner un titre, mais d’aller au plein potentiel de ses capacités.

“Être un champion pour moi ce n’est pas de gagner un titre, être un champion c’est dans ta manière de parler, de marcher, de t’habiller, de manger, comment tu dors, tout ce que tu fais. Parce qu’en fin de compte, peut-être tu ne gagneras pas, mais en tant que personne et individu, tu vas devenir meilleur. Tu vas développer des habiletés et c’est ces habiletés qui vont t’amener à autre chose. Ce sont celles-ci qui vont t’ouvrir des portes et t’amener à réussir.”

Le début de la fin

Puis, dès 2004, les blessures commencent à apparaître. D’abord le dos, puis le tendon d’achille deux fois et quand je reviens en 2006, dans la meilleure forme de ma vie, je me blesse au genou.

Je ne suis jamais revenu par la suite.

La première blessure, je l’ai vue comme un défi. Pas la dernière.

J’ai mené le championnat canadien avec une seule jambe cette année-là. Je bouettais tout le long. À la fin par contre, mon corps n’était juste plus capable. J’ai terminé 3ème.

Je ne me suis jamais présenté à l’international par la suite. Si je ne pouvais pas être le meilleur de mon pays, alors je n’y avais plus ma place.

Je ne voyais plus l’intérêt d’y participer si je ne pouvais plus être dans le meilleur de moi-même. Mon opération au genou avait été mal faite et mes aptitudes athlétiques étaient désormais réduites.

J’étais simplement épuisé de me blesser et de me relever. “Quelle allait être la prochaine blessure dont je ne me relèverais pas?!”

Mon genou a pour ainsi dire mis fin à ma carrière d’homme fort 2 ans plus tard. En effectuant une épreuve problématique au championnat de 2008, le squat, je me suis déchiré l’aine.

Ç’a été final!

Victoires

  • L’Homme le plus fort du Canada de 1999 à 2004;
  • L’Homme le plus fort de l’Amérique du Nord 2000-2001;
  • Le World Muscle Power 1999-2000 (Écosse);
  • Le World Muscle Power 2002-2003-2004 (Canada);
  • Le Championnat du monde Super Séries IFSA 2002;
  • Ainsi que plusieurs autres grands prix à travers le monde.
  • Finaliste à la compétition du World’s Strongest Man à six reprises entre 1998 et 2003.

Records Personnels

Impressionnant : Traction d’un Boeing 737 de 80 tonnes sur 100 pieds en 43 secondes (1999)

Powerlifting

En compétition:

  • Squat 874 lb (2000)
  • Bench 755 lb (2007)
  • Deadlift 810 lb (2008)
  • Seated dumbell press 205 lb x 8 répétitions (2006)
  • Standing 205 lb x 5 répétitions (2006)

À l’entraînement:

  • Squat 848 lb x 3 répétitions (1999)
  • Bench 805 lb (2007)
  • Deadlift 860 lb (2008)

Hommes forts

En compétition:

  • Crucifix : 27,5 lb/main pendant 1 min 30 -RECORD GUINNESS- (2009)
  • Essieu d’Apollon : 385 lb (2002)
  • Marche du fermier : 385 lb/main sur 100 pieds en 21 secondes (2003)
  • Marche du fermier : 367 lb/main sur 200 pieds en 37 secondes (2003)
  • Soulevé de l’arbre : 335 lb x 24 soulevés (2002)
  • Soulevé du billot : 410 lb
  • Soulevé viking : 1500 lb x 20 répétitions
  • Altère : 220 lb x 29 répétitions

Mensurations

COU

53CM


POITRINE

158CM


POIDS

150KG


QUADRICEPS

85CM

Mensurations de Hugo Girard

GRANDEUR

188CM


BICEPS

55CM


MOLLETS

55CM


TAILLE

101CM

Une transition difficile

Tout au long de ma carrière d’homme fort, je me suis beaucoup impliqué dans la fédération. Je voulais structurer les qualifications et les sélections de ce sport, afin de rendre possible aux athlètes canadiens d’atteindre le Championnat du monde.

J’ai même souvent brûlé la chandelle par les deux bouts…

Mais, ce fut peut-être un mal nécessaire. Après tout, c’est ce sport qui m’a fait grandir et j’y ai beaucoup appris.

L’entraînement m’a amené une structure et un style de vie différents de ce que j’avais toujours connu. J’ai forgé mon caractère et j’ai appris à travailler pour atteindre mes buts.

Peu importe mon état d’esprit ou physique, la fatigue ou le manque de motivation, en restant concentré sur mes objectifs, je restais constant sur le processus. Je faisais simplement ce que j’avais à faire pour y arriver.

Je garde toujours cette philosophie aujourd’hui. Tant qu’à faire quelque chose, je le fais comme il faut et au complet. Car la chance n’existe pas!

Si vous voulez atteindre vos buts, vous devez continuer à avancer, peu importe ce qui arrive. Il y aura toujours des jours où vous serez moins en forme, moins motivé ou peut-être que tout semblera aller contre vous. Mais, si vous basez vos actions en fonction de ces journées, vous serez constamment arrêté et l’atteinte de vos objectifs sera toujours plus loin jusqu’à la perdre de vue.

J’y ai trouvé la confiance, la sécurité et la certitude que je pouvais faire n’importe quoi dans la vie si j’y croyais et que j’étais prêt à y mettre les efforts.

J’ai investi une partie de ma vie dans cette discipline et ma transition à passer à autre chose n’a pas été facile.

Je n’ai jamais choisi d’arrêter. J’y ai été forcé.

Blessures après blessures, je n’avais plus le choix.

Mentalement, je n’étais pas prêt. La preuve est que j’ai continué pendant 3 ans à m’entraîner comme si je compétitionnais encore.

Ça m’a pris beaucoup de temps à m’adapter.

Je suis resté impliqué longtemps dans la promotion de ce sport en tant qu’organisateur de plusieurs compétitions majeures, soit la Coupe du Québec, le Championnat canadien et le Championnat nord-américain des athlètes de force.

Puis, je suis allé chercher défis ailleurs.

  • Quelques compétitions de culturisme, de belles expériences, mais pas mon fort.
  • Des boutiques de suppléments dont j’ai vendu mes parts en 2014.
  • Fier Ambassadeur BMR dont je suis encore aujourd’hui.
  • Conférencier sur le dépassement personnel et les bienfaits de l’entraînement.
  • Consultant pour le film Louis-Cyr
  • Globafit Éducation offrant des séminaires sur la nutrition et l’entraînement
  • Un gym (Progym St-Jean), ma gamme de suppléments, du linge, ce site web éducatif…
  • Et aujourd’hui, je m’amuse aussi à la télévision! Vous connaissez peut-être “Les Rénos d’Hugo”, “À Vos Risques et Périls”, “BBQ non-stop” et “Les rois du Drag” ?!

Mérites

Ordre du mérite Louis-Cyr (2003)
L’Ordre du mérite Louis-Cyr est la plus haute distinction honorifique dans le domaine de la force dans le monde. Cette distinction honore, à titre contemporain ou posthume, une personnalité canadienne ou étrangère qui s’est illustrée de façon exceptionnelle dans le domaine des compétitions de force, au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde, et dont les exploits ont été homologués.

Prix ambassadeur – Développement économique Canada (2003)
Remis annuellement à la personne ou à l’organisme qui a, au cours de ses activités, grâce à des qualités exceptionnelles en relations publiques et à son dynamisme, favorisé une meilleure connaissance de la région touristique de Manicouagan. De plus, cette personne a su s’illustrer à l’échelle régionale, nationale et même internationale pour ses performances.

Grand citoyen de la ville de Gatineau (ordre de Gatineau 2006)
Ce prix souligne le dévouement et l’engagement de personnes qui contribuent à faire rayonner Gatineau dans divers domaines.

Prix Jean-Boileau (2014)
Hugo est un grand ambassadeur du Festival des montgolfières de Gatineau depuis 1999. Il a reçu, en 2014, le prix Jean-Boileau, qui souligne l’engagement des artisans de l’événement.

Les projets continuent

Le succès est une recette, quand tu la fais une fois, tu es capable de la répéter. Parce que tu as développé les habiletés nécessaires qui vont faire en sorte que tu seras capable de réussir les objectifs que tu t’es donnés.

Peu importe ce que les autres pensent, il faut que tu te dises: “c’est là que je veux aller et c’est là que je m’en vais.”

La certitude de réussir tu ne l’as jamais. La seule chose que tu peux faire c’est de te préparer.

J’ai été homme fort, je me suis blessé, j’ai pris ma retraite et je me suis cherché. Mais, grâce à la manière dont j’ai fait les choses, j’ai été amené à devenir porte-parole pour BMR.

C’est pourquoi aujourd’hui, plusieurs me connaissent en raison de mon apparition dans les pubs et les magasins BMR où l’on me surnomme souvent le “Louis-Cyr des temps modernes”.

Pourtant, ce contrat a failli ne pas durer… Mais ça, c’est une tout autre histoire que je vous raconterai un jour…

Puis, c’est avec BMR que j’ai fait le saut dans l’univers de la télévision comme animateur à l’émission de rénovation “Deck Possible” qui s’est transformé en “Les Rénos d’Hugo” par la suite.

Depuis 2016, d’autres concepts télévisuels se sont ouverts à moi: “À Vos Risques et Périls”, “BBQ Non-stop”, “Les rois du Drag”…

Qui sait où je serai bientôt. Car, les défis et les projets ne sont pas ce qui manque!

Hugo le Louis-Cyr des temps modernes

Émissions Télévisuelles

  • Deck Possible
  • Les Rénos d’Hugo
  • À Vos Risques et Périls
  • BBQ Non-Stop
  • Les Rois du Drag
  • Autres à venir…

Ces derniers mots pour vous...

Derrière chaque réussite se cachent des millions d’actions souvent mises à l’écart. Pourtant, c’est la somme de ces actions qui définissent ce que l’on est vraiment.

“Je pense que ce qui te définit n’est pas les victoires que tu récoltes, mais la manière dont tu les obtiens. Le processus et le pourquoi derrière chaque réussite. Car les victoires en soi peuvent dépendre de nombreux facteurs externes dont tu n’as aucun contrôle.”

C’est la manière dont tu fais les choses qui fait une différence, pas ce que tu fais en soi. Si tu les fais bien, ça aura des répercussions sur ta vie plus que ce que tu fais. Alors:

  • Concentrez-vous à faire les choses du mieux que vous le pouvez.
  • Donnez un sens à votre vie en ayant des rêves et en vous fixant des objectifs.
  • Planifiez et préparez votre réussite, car elle n’arrivera pas par accident.
  • N’ayez pas peur de travailler pour dépasser vos limites.
  • Cultivez votre détermination et bâtissez votre force de caractère.
  • Vous avez le potentiel et le pouvoir de réaliser vos rêves!

Si mon histoire et les informations contenues sur ce site peuvent influencer une personne à se dépasser, ce que j’aurai fait en aura valu la peine. Parce que c’est ce que j’aurais voulu que quelqu’un fasse pour moi.

“Dans la vie tu as le choix d’être ordinaire ou extraordinaire et la différence c’est l’extra que tu vas faire!”