Adolescent, j’étais plus grand et plus gros que les autres. Par le temps que j’aie 18 ans, je pesais déjà 300 livres. Quand j’arrivais en retard en classe, on me regardait comme un géant. Partout où j’allais, je me faisais dévisager. Parce que je ne fitais pas dans le moule social…

Quand t’es jeune, la marginalité dérange. Être différent est rarement un atout. Plus vieux, tout dépend de comment tu l’utilises. Si elle te dérange, elle dérangera aussi les autres. Si tu t’en sers à ton avantage, chances sont qu’elle te permettra de te distinguer plutôt que de t’isoler…

C’est ce que j’ai compris plus tard. Et, c’est à travers l’entraînement physique et le sport que mon caractère, mes aptitudes et que ma singularité se sont développés en ma faveur.

Voici comment et j’espère que ces bienfaits sur ma vie en inspireront plusieurs à vouloir en profiter aussi.

Mais, juste avant, téléchargez ce mini-guide qui vous donnera les techniques que j’utilise pour mieux gérer les défis et ne pas les laisser affecter le reste de ma vie. Téléchargez-le ici.

1. Ça m’a amené une structure de vie

À l’âge de 5 ans, j’avais déjà mes premiers poids et haltères.

À l’âge de 12 ans, quelques magazines sur l’entraînement physique et un but clair: devenir l’homme le plus fort du monde. Tout ce qu’il me manquait était un plan pour y arriver.

Avec l’école et la consigne stricte de mes parents: “Pas tant que tes devoirs ne sont pas finis!” le seul plan possible pour m’entraîner était:

  1. École
  2. Récréation de fin de cours
  3. Souper
  4. Devoirs
  5. Entraînement
  6. Dodo

Tous les jours, je recommençais. Je me levais, faisait mon lit et avant d’aller à l’école, je préparais mes souliers pour le soir. C’était mon signal pour ne pas passer à côté.

Avec les années, les choses n’ont pas beaucoup changé. Le but et le plan sont différents, mais la structure demeure la même. Faire autrement ou sauter un entraînement, me donne l’impression qu’il me manque quelque chose…

Un peu comme partir sans déjeuner, ou pour certains, sans leur café… Je ne me sens pas bien. C’est l’habitude.

Alors, quand je suis fatigué, qu’il est tard ou trop tôt, ou que le temps est court, je me rappelle toujours: “Qu’est-ce que tu veux vraiment Hugo? Réussir! Alors, va t’entraîner!”

Parce que pour moi réussir, c’est aussi trouver le temps pour m’entraîner et ce qui m’est important. Le contraire m’apparaîtrait comme abandonner et tous les points suivants en seraient affectés.

2. J’ai juste envie de bien manger

C’est simple, tu t’entraînes, tu veux des résultats,

la nutrition fait près de 70% du travail!

Pas toujours évident que ce soit ton plan alimentaire qui en contrôle autant…

Plus jeune, les moyens me restreignaient beaucoup. Pour un petit gars de 300 livres, en pleine croissance, j’ai eu à faire des sacrifices. Les extras ne m’étaient pas permis. Ce qui fut une bonne chose somme toute. J’ai dû choisir entre manger à très bas prix et avoir de l’énergie pour bien performer.

J’ai vite compris que la cochonnerie coûte peut-être moins cher, mais mon rendement valait aussi moins cher…

De toute façon, ce que j’économisais en ne consommant pas cette caisse de 24 la fin de semaine, ce café tous les matins, ce paquet de cigarettes ou ce fast food tous les dîners, comme le faisaient les autres, je pouvais le réinvestir pour bien manger et prendre quelques suppléments.

Parce qu’après tout, tout est une question de choix.

Deux demi assiette malbouffe et salade

Puis, si ce n’est pas les moyens, c’est la gourmandise. L’envie de manger tout ce qui goûte sucré, tout ce qui est salé. Jusqu’au jour où tu réalises que ton manque d’énergie et de résultats n’est que la conséquence de tes mauvaises habitudes.

Le désir de rentabiliser tous les efforts que je mettais à l’entraînement était ma motivation pour rester discipliné devant le garde-manger.

Avec le temps, tranquillement, résister à la tentation des tricheries et consommer les bons aliments deviennent plus naturel. Soudain, la malbouffe te donne mal au ventre, est difficilement digérée et tu te sens fatigué. Même tes papilles gustatives n’en veulent plus. “Trop sucré! Trop salé!”

Eh puis, autant d’efforts pour venir tout gâcher avec quelques bouchées?!

La bonne bouffe c’est nice, mais la bonne bouffe qui te fait sentir bien, c’est encore mieux!

3. J’ai appris à compétitionner contre moi-même

Quand j’ai commencé à compétitionner en powerlifting, à l’âge de 19 ans, j’étais loin d’avoir l’attitude d’un champion.

Je manquais d’expérience et le stress prenait le dessus. Pour gagner, j’espérais que mes adversaires manquent leur coup.

J’étais contre-productif. Je faisais moins bien en compétition qu’à l’entraînement. Je me suis remis en question parce que j’étais écoeuré de faire tous ces efforts sans résultats.

Enfin, j’ai finalement compris. Ce n’est pas ce que les autres font qui est important, mais ce que toi tu fais. C’est ça la vraie compétition. Tu la fais contre toi-même.

À partir de là, je peux dire que j’ai fait un grand bond vers l’avant et j’ai commencé à avancer rapidement.

4. J’ai appris à travailler et que les efforts sont toujours récompensés

Dans la vie, il n’y a pas de raccourci aux endroits qui valent la peine de s’y rendre. Plus souvent qu’autrement, le chemin est loin et parsemé d’obstacles.

J’entends souvent: “J’ai essayé, mais je n’y suis jamais arrivé.”

Alors, je réponds: “Tu n’as pas vraiment essayé. Parce que si tu l’avais fait, tu y serais arrivé!

J’avais 12 ans quand j’ai commencé à sérieusement m’entraîner. Ça m’a pris 19 ans avant d’atteindre mon but ultime. J’ai dû travailler fort, faire des sacrifices immenses, surmonter des défis et même passer à travers l’idée de ne jamais y arriver.

Mais, vous savez quoi? Même si je ne l’avais pas atteint, tous les acquis énumérés ici et toutes les opportunités qui en sont résultées auraient rendu mes efforts récompensés.

Parce qu’ultimement, ce n’est pas l’événement final qui importe le plus, c’est la manière dont tu t’y rends. Le chemin que tu empruntes. Ce que tu apprends et à quel point tu deviens meilleur.

Lorsque tu mets des efforts, tu récoltes des résultats. Des fois, ce ne sont pas exactement ceux dont tu avais en tête, mais souvent, c’est encore mieux. Faut juste te donner le temps et apprécier le voyage pour s’y rendre.

Finalement, tu arriveras à un résultat ou un autre. Mais, tu arriveras toujours à quelque chose de constructif.

5. J’ai compris comment trouver la motivation pour accomplir mes buts

Jeune, ma motivation première était de devenir fort. Le plus fort. Mais, si je m’étais limitée à celle-ci, j’aurais probablement abandonné rapidement.

Au contraire, l’entraînement est devenu mon style de vie.

La structure que j’avais dans un milieu qui n’en avait pas me donnait le sentiment d’avoir le contrôle sur ma vie. J’avais l’impression de mettre les efforts que les autres ne mettaient pas et que grâce à eux, je réussirais ce que les autres ne pourraient pas.

Mon développement personnel, l’acquisition de nouvelles habiletés et ma progression me gardaient motivé.

J’adorais ce sport, j’adorais me pousser à y devenir meilleur.

Ce sont ces sources de motivation qui me gardaient sur le bon chemin lorsque les défis venaient le croiser. Beaucoup plus que le but ultime.

Aujourd’hui, ma motivation est de garder la forme pour pouvoir accomplir mes projets et continuer de faire ce que j’aime le plus longtemps possible.

Je continue à me fixer des objectifs au gym, mais je n’en ai plus besoin pour continuer à y aller. Parce que l’entraînement fait déjà partie de ma vie.

Pour introduire cette habitude par contre, il vaut mieux trouver de solides motivations. Choisir une activité qui te plait, qui te permet de te développer, qui te fait sentir bien, dans lequel tu as déjà des aptitudes… c’est plus facile de surmonter les obstacles au début.

Quand l’habitude sera créée, tu seras ensuite capable de viser des défis plus grands. Comme faire des activités qui te plaisent moins pour travailler tes faiblesses… Défis qui visés plus tôt seraient décourageant et peu motivant.

6. Je me suis découvert des forces et des aptitudes qui ne font pas partie du moule préconisé par la société

J’ai toujours été fait fort et solide. Je n’ai jamais eu la génétique d’un gymnaste. Si j’avais cherché à fiter dans le moule, ça aurait été difficile…

C’est comme rentrer un pitbull dans une cage à chihuahua. Ou encore, pour moi de participer à un concours de dressage avec un chihuahua… 🙄

concours de dressage de chien - chihuahua - hugo

C’est contre nature. Pourquoi ne pas aller dans le bon sens?!

On a tous des forces et des faiblesses.

Pourtant, on a tendance à focaliser sur ses faiblesses. Ok, pour s’améliorer. Mais, reconnaître ses forces et les mettre en valeur est encore plus important pour l’estime de soi et sa progression.

Alors, au lieu d’essayer de changer ma nature, j’ai cherché à l’exploiter. J’ai découvert des aptitudes et développé des habiletés. Un monde de possibilité s’est ouvert à moi par la suite. Football, hockey, powerlifting, bodybuilding, homme fort…

Je ne dis pas que si tu ne fais pas la split, tu ne deviendras jamais gymnaste. Tout est possible si tu le veux vraiment. Mais, c’est justement ce que je veux dire: “SI tu le veux vraiment!”

Si ton but est d’être en forme et bien te sentir dans ta peau, mais que tu n’as pas la patience d’attendre les résultats, opte pour une option plus sûre au départ. Mets la gymnastique de côté et vise plutôt la natation, la course ou le vélo.

Par exemple: Cela fait quelques années que tu ne t’es pas réellement entraîné. Tu fais quelques exercices à l’occasion, mais le manque de résultats te démotive. Ainsi, tu as accumulé une trentaine de livre au niveau de la ceinture.

Pourtant, tu rêves d’avoir un ventre plat, de plus grosses épaules et un chest solide pour l’été…

Tu penses alors que la meilleure façon de perdre du gras et te muscler rapidement est de retourner au gym. Mais, juste l’idée de soulever des poids après tout ce temps arrêté te décourage. – Ça part très mal pour maintenir la constance…

Alors, tu te rappelles que courir était une activité que tu avais plutôt la facilité à maintenir. – Bien sûr, recommencer à courir 5 km comme dans le temps risque aussi de te décourager avec ces 30 livres de plus… Faudra donc y aller tranquillement. Et, courir ne te donnera malheureusement pas ce chest et ces épaules que tu veux tant…

Par contre, recommencer à courir graduellement te permettra de te remettre sur le beat parce que tu aimes courir et faut se le dire; t’étais plutôt bon au collège. Ce sera une habitude plus facile à intégrer. En plus, ça se fait n’importe où et n’importe quand! 🙂

Avec le temps tu perds du poids. La motivation de tes résultats t’aide à vouloir en faire un peu plus. Tu prends de l’assurance parce que tu réussis et tu sais que tu peux le faire encore.

Avec 15-20 lb en moins et plus de capacité aérobique (tu cours maintenant 5 km sans problème), le retour au gym te semble plus motivant.

Tu as une bonne programmation en main, 2 jours par semaine ce sera un bon début. Puis, pourquoi pas un cours de Crossfit par la suite? Le côté social te motivera peut-être aussi.

Grâce à la course, une activité que tu aimes, tu as créé l’habitude de bouger. Les résultats plus faciles à atteindre ainsi, tu es devenu plus motivé, discipliné et confiant qu’au départ. Les autres défis ne te font plus peur. L’engrenage de la réussite est en route!

7. J’ai découvert que j’étais capable et j’ai pris confiance en moi

Réussir à suivre un plan pour atteindre mes buts, m’en as appris beaucoup sur moi. J’ai développé non seulement des habiletés, mais également, ma capacité à travailler. Ma capacité à donner le meilleur de moi-même.

Si j’avais été capable de le faire une fois, j’avais confiance d’être capable de le refaire encore. Parce que c’est toujours la même recette partout.

Pour réussir, tu dois avoir un objectif, y croire et travailler pour y arriver.

Si tu es capable de suivre ces trois éléments clés, tu es capable de réussir.

Que tu atteignes ton objectif ou pas, si tu suis ton plan jusqu’au bout, tu pourras être fier de ce que tu auras accompli. Parce que tu auras donné le meilleur de toi-même.

Tu seras plus fort à relever les défis, plus confiant en tes capacités et ton estime sera définitivement plus grande!

Avoir la certitude qu’on est capable de réaliser n’importe quoi, ou du moins de se rendre le plus près possible, c’est une puissance inestimable qui se reflète dans toutes les facettes de sa vie!

Hugo girard qui soulève un hélicoptère

8. Ma vie sociale a changé aussi

Parce que j’avais maintenant confiance en moi, j’en dégageais ainsi.

J’étais toujours différent, mais cette fois-ci, ça ne me dérangeait plus. J’avais même l’impression que ça ne dérangeait plus personne. J’avais accepté cette différence et les autres n’avaient plus le choix.

Parce que j’étais plus confiant, parce que j’étais mieux dans ma peau, les relations sociales étaient juste plus faciles. J’avais plus envie d’aller vers les gens alors, j’imagine qu’ils avaient plus envie de venir vers moi aussi. Mon non verbal était peut-être plus attirant.

C’est comme ça que j’ai commencé à saisir les opportunités d’affaires. J’avais plus de facilité à interagir et je savais maintenant que j’étais capable.

9. Je me sens mieux dans ma peau

Enfin, l’entraînement, la saine alimentation et tous les points précédents font que j’ai appris à être mieux dans ma peau.

Même lorsque je ne suis pas à ma “top shape”, la structure, le style de vie, la forme et la santé, ma confiance et mes relations sociales… font que je suis déjà beaucoup mieux que je pourrais l’être.

Bien sûr, ça pourrait toujours être mieux encore!

On me dit parfois que je manque d’autocompassion. Que d’être trop critique et sévère envers soi-même n’est pas toujours bon. Que ça détruit l’estime de soi, diminue la connexion sociale, la satisfaction avec la vie et même affaiblit le système immunitaire… 😱

Eh bien, j’en ai encore à apprendre.

Cependant, je me considère chanceux de pouvoir vous lire à travers vos embûches et difficultés. Je me rend compte que les défis que vous rencontrez sont très similaires aux miens. Il est souvent plus facile de passer au travers celles-ci lorsque l’on réalise ne pas être le seul à les vivre.

Nous vivons tous des moments où l’envie d’abandonner nous apparaît la meilleure solution. Il est normal d’avoir le sentiment de vouloir le faire. Mais, il est important de se rappeler que ce sont ces défis qui nous rendent meilleurs. Ce sont eux qui vous rendront fier et confiant.

Gardez la tête haute et continuez d’avancer parce que c’est ainsi que vous y arriverez finalement.


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Maggie Dumoulin

Maggie Dumoulin

Maggie Dumoulin est une passionnée de la santé, une athlète et une entrepreneure. Ses écrits vous transmettent le résultat de ses expériences et recherches dans le but de vous aider à vivre au meilleur de vos capacités.
Maggie Dumoulin